Le cycle de conférence mené par l'AERA en partenariat avec le CAUE 31, a présenté, depuis sa création en 1991, 86 conférences d'architectes, urbanistes ou paysagistes de renom.
Cinq invités sont issus chaque année du Sud de la France, du Nord, du monde hispanique, et du reste de l'Europe et du monde. Une conférence plus théorique, historique ou critique, vient clore chaque année le cycle.
Chaque conférence en image est suivie d'un débat nourri avec le public venu rencontrer le ou les conférenciers. Tout en présentant une œuvre, chaque conférence est l'occasion d'exposer une démarche, une conception de l'art et du métier, une pensée à l'œuvre.
Mardi 22 mai 2012, salle du Sénéchal, 19h00
Cycle de conférences AERA / CAUE 31
Extrait des conversations [1] sur : www.cusymaraval.com
- Un projet c’est développer une idée. Une idée au début ce n’est pas forcément très défini et ça n’appartient à personne en particulier. Dès qu’elle est formulée, elle devient libre. Elle est discutable, critiquable. Parfois au moment où elle est formulée, elle est déjà abandonnée. Je me rends compte que c’est une erreur. J’évite volontairement de trop la développer avant de t’en avoir parlé pour ne pas m’y attacher.
- Je crois que tu as un bon jugement. Parfois j’ai une idée, je ne sais pas qu’en penser personnellement mais j’ai le sentiment de savoir ce que toi tu vas en penser.
- Ça n’a pas toujours été comme ça. Il faut du temps pour arriver à ça. Parler des idées que l’on a sans s’y accrocher à mort et accepter qu’elles soient développées par toi, ou bien fusillées. C’est le résultat qui m’a fait évoluer sur ce point. Avec le recul [quelques années après] je vois le projet et je me dis que tu avais raison sur tel ou tel point. Au début ta radicalité m’effrayait et puis elle est devenue un élément essentiel de ma propre façon de penser.C’est difficile de dire ce qu’on amène dans un travail commun. C’est plus facile d’appréhender la part de l’autre.
- Je suis incapable de dire sur un projet qu’elle est ma part qu’elle est la tienne. Je me rappelle de points particuliers de désaccord sur certains projets mais ensuite, tout cela est tellement
dilué dans la masse du travail commun que l’influence de telle ou telle décision n’est plus perceptible.
- Ça fonctionne par "tests" successifs. C’est normal d’avoir de l’empathie pour l’idée que tu développes même si elle n’est pas totalement évidente ; tu t’arranges avec toi-même. Tu te mens un
peu. Mais là quand on est deux, un peu «brut» comme nous, le retour est radical. Avec le temps, je crois qu’on a appris à accepter nos critiques réciproques. A comprendre qu’elles ne sont
destinées qu’à l’idée qu’on développe.
- En fait, on ne fait que ce sur quoi on est d’accord tous les deux. Ça prend parfois un peu de temps, mais une fois que l’on y est, on remet rarement en cause les décisions.
Mardi 20 mars 2012, salle du Sénéchal, 19h00
Victor Lopez Cotelo, architecte madrilène né en 1947 a réalisé depuis 1979 plusieurs projets remarqués en Espagne, notamment, dernièrement plusieurs maisons et ensembles de logements à Saint Jacques de Compostelle. Victor Lopez Cotelo est professeur à la Technische Universität de Munich.
Mardi 17 janvier 2012, salle du Sénéchal, 19h00
Commissaire de cette exposition, Winfried Brenne a largement contribué à la redécouverte et à la conservation de l’héritage de Taut. L’analyse méticuleuse et le savoir artisanal réalisés ici, ainsi que les résultats de la réhabilitation ont valeur d’exemple pour les témoins architecturaux du 20ème siècle, menacés en tant de lieux. Le Berliner Werkbund s’est fait un devoir de redonner aux monuments du Mouvement Moderne la place qui leur est due dans la conscience collective, tout en les protégeant des menaces du présent et en intervenant prudemment sur ces ouvrages uniques. Les efforts pour inscrire quatre cités significatives de Bruno Taut au patrimoine mondiale de l’humanité sont fortement soutenus.
Mardi 13 décembre 2011, salle du Sénéchal, 19h00
Découvrant au fil de son utilisation les vertus environnementales indiscutables de la pierre, Gilles Perraudin va devenir le véritable inspirateur d'une expression architecturale qui rassemble tout ce qu'il recherche dans son travail : une sobriété expressive, l'effacement de l'architecte devenant simple médiateur entre la matière et les désirs humains, la possibilité pour les sociétés de retrouver une identité en relation avec leur lieu de vie, la primauté du spirituel de l'homme/architecte sur la technostructure ingéniériale dévouée aux valeurs matérialistes.